Avec ce blog, je souhaite partager mes coups de cœur (cinéma, littérature, musique...) et mes textes (poèmes, paroles de chansons, chroniques...) Au plaisir d'échanger avec vous.
Par dundee
L'Histoire est facétieuse. En 2009, après avoir remporté l'Open d'Australie, Nadal avait connu une année de galères (blessures, problèmes personnels) et Federer avait retrouvé les sommets. En 2010, après avoir remporté l' Open d'Australie, Federer a connu une sérieuse baisse de régime malgré un été américain encourageant et Nadal a retrouvé les sommets en s'adjugeant les trois derniers tournois du Grand Chelem. Évidemment qu'on peut trouver des différences entre ces deux situations mais ça révèle, outre la suprématie écrasante des deux joueurs sur le circuit, qu'ils n'arrivent plus à tenir leur rang au même moment, la dernière confrontation au sommet remontant à janvier 2009.
Il faut féliciter l'Espagnol d'être revenu après des mois de doute quand beaucoup d'observateurs le jugeaient fini. A vingt-quatre ans, il n'a sûrement jamais été aussi complet (la qualité de son service, ses montées au filet en témoignent). A vingt-quatre ans, il est sacré pour la première fois à l'US Open en disposant en quatre sets et après 3H 43 de jeu de Novak Djokovic, tombeur au tour précédent de Federer. A vingt-quatre ans, il décroche son neuvième titre du Grand Chelem et devient le septième joueur à gagner les quatre majeurs. Pour cela il a su forcer sa nature, faire évoluer son tennis, ménager sa condition physique. Ce n'est pas un hasard, c'est la première fois de sa carrière qu'il ne finit pas la saison sur les rotules. Avant cette dernière levée, je misais davantage sur Murray et Federer. Il a déjoué les pronostics pour entrer dans l'Histoire. Surtout il a progressé dans de nombreux compartiments, se remettre en cause, ce que son rival suisse ne semble en mesure de faire, mais après un tel palmarès l'usure physique et mentale est parfaitement compréhensible.
Accomplir un autre triplé, voire glaner les quatre chelems, sera difficile pour Nadal au physique à géométrie variable. Mais s'il est épargné par les blessures, s'appuyant moins sur celui-ci comme ici à New York, relever un tel défi s'annonce envisageable (déjà vainqueur aux Jeux Olympiques et en coupe Davis, il lui reste à remporter Bercy et le Masters, dépasser Borg en sacres à Roland Garros, s'approcher de Federer au nombre de victoires en Grands Chelem et qui sait le détrôner, sur ce point-là je pense la marche trop haute). A vingt-quatre ans, de belles heures de gloire l'attendent encore. Murray dévisse, Djokovic est un champion mais pas encore un immense, les jeunes sont assez tendres. Quant à Federer, mystère? Réponse au Masters et en Australie.
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