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Avec ce blog, je souhaite partager mes coups de cœur (cinéma, littérature, musique...) et mes textes (poèmes, paroles de chansons, chroniques...) Au plaisir d'échanger avec vous.

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Gran Torino: essai transformé

Gran Torino, c'est d'abord une voiture de la marque Ford, popularisée par le série Starsky et Hutch dans les années 70, élément qui a son importance dans la description du personnage de Walt Kowalski, très patriotique. Pour résumer, ce vétéran de la guerre de Corée, qui vient d'enterrer sa femme, n'arrive pas à communiquer avec ses enfants et défend férocement sa propriété du Michigan, représente la classe moyenne conservatrice. Pas implicitement dans le rapport à la religion, même si celle-ci en filigrane est essentielle, mais dans le côté austère et rempli de préjugés, à la limite du racisme, en particulier dans son langage méprisant. Walt, qui ne tolère pas ses nouveaux voisins, des Hmongs, peuple d'Asie originaire des régions montagneuses du sud de la Chine ( j'ai appris quelque chose en allant voir ce film), va devenir leur héros en s'interposant au gang qui menaçait le fils de la famille. Je n'irai pas plus loin dans le résumé, je vous laisse le loisir de découvrir la suite.

 

C'est une oeuvre qui pourrait ressembler à un dernier film, si l'intention d'Eastwood était telle, tant le réalisateur renvoie à sa propre légende et à ses thèmes de prédilection. En justicier, droit dans ses bottes, il rappelle son personnage dans Impitoyable. La relation avec le jeune Tao fait écho à Un monde parfait et à Honkytonk Man. Le thème de la famille subie( ses enfants passent pour des crétins opportunistes, à leur décharge, il ne s'est guère montré attentionné à leur égard) et celle que l'on se choisit évoque Million Dollar Baby. C'est l'histoire d'un homme fatigué, irascible, malade, qui va  faire la paix avec lui-même, et avec les autres, en suivant la voie de la rédemption.  La violence est palpable à l'écran, la colère se lit sur le visage d'Eastwood, s'exprimant par de nombreux grognements, mais la mise en scène et la musique n'exagèrent en rien l'émotion du récit. Une histoire touchante, un message positif, et une chanson de Jamie Cullum à tomber, Clint Eastwood tient toujours la forme et n'est vraiment pas prêt d'arrêter de tourner.

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