Le climat ensoleillé ne fait pas que des heureux. C'est l'un des pays où l'on trouve le plus grand nombre de cancers de la peau. Et pour les fermiers, le problème de la sécheresse est préoccupant quant à la survie de beaucoup d'exploitations. Au sud-est, l'état de Victoria connaît la plus grande sécheresse du siècle. Par ailleurs, le fleuve Murray ( le plus grand du pays), voit son niveau maintenu de façon artificielle par une kyrielle de barrages. Trop pompée jadis, l'eau est désormais rationnée. Les fermiers, qui ne reçoivent aucune subvention, sauf cas exceptionnel comme la sécheresse, sont souvent contraints au départ, tandis que l'eau est rachetée par l'Etat. Il y a urgence car cette eau est deux fois plus salée que celle de mer, du fait d'une colonisation intensive et de la disparition d'arbres, on la surnomme la peste blanche.
Comme recours, la replantation d'espèces locales, et la mise en place d'un pipeline (8000 km de tuyaux) pour moderniser l'irrigation. La situation a viré au tragique : un fermier se suicide tous les quatre jours. Du reste, en ce mois de février, le pays a connu les pires incendies de son histoire( pyromanes + sécheresse). Les Australiens se veulent néanmoins optimistes pour l'avenir.
Bien sûr, il y a le soleil et le surf, la cool attitude, mais aussi des semaines de travail de 44 heures en moyenne, un régime libéral (mixte du Japon et des USA pour caricaturer : une protection sociale moins bonne qu'en France, pas de congé de maternité payé), avec des repas du midi pris sur le pouce, un âge de la retraite pas fixé et très peu de vacances prises. Si bien que le gouvernement a mené une politique pour les inciter à prendre des congés. Pour se détendre, le surf et le pub sont plébiscités parmi les self-made-men. La relève semble assurée, l'école fait tout pour valoriser l'élève et stimuler sa créativité. Ici, où il est facile d'embaucher et de débaucher, c'est une belle aventure, mais pas pour les assistés, selon deux Français, qui tiennent ici une agence de marché du travail. Au moins le message est cinglant, la réalité crue sous un soleil à son zénith. A chacun d'y voir ou non son Eldorado, pour ma part, je me contenterai d'y passer mes vacances, un jour je l'espère.