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Avec ce blog, je souhaite partager mes coups de cœur (cinéma, littérature, musique...) et mes textes (poèmes, paroles de chansons, chroniques...) Au plaisir d'échanger avec vous.

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Baby-sitting stories


Trois cette semaine, une dizaine depuis juin, je plonge dans l'univers du baby-sitting. J'ai eu le privilège de garder des enfants lors d'un mariage, trois adultes pour surveiller une douzaine de têtes blondes, pas facile en terme d'organisation.
Mieux vaut ne pas être trop fatigué, si la patience se dérobe, l'aventure emprunte des chemins de traverse. Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre, je parle en connaissance de cause. Va pour le travail au marché, le ménage et la promenade chez mon monsieur, et la garde d'enfants ( à ne pas confondre avec du gardiennage, dixit une maman concernée), mais pas les trois à la suite le samedi, ce qui inclut une gestion du temps très très serrée, qui ne tolère aucun imprévu( genre crevaison, embouteillage). J'ai fini le remballage vers 16h ( pas loin du record de la veille : 16h30), après promenade du monsieur, écourtée de moitié et ensuite "gardiennage" (je rigole). Presque trente minutes de trajet à râler contre les poussifs du volant (j'appartiens parfois à cette catégorie mais là je fonce, certes tout est relatif car au-delà de 80km ma voiture société vibre). Limite horaire : 17h45 ( fin à 23h45), par miracle, j'arrive à 17h40.

Non, je ne fais pas de gardiennage, mon redoutable voisin, parfois double dans d'autres familles, a droit à ses dessins animés habituels mais de façon raisonnable (si le poste est absent, place à l'imagination). J'apporte des jeux de société( mémo, mille bornes), des livres... Généralement le samedi, je m'en occupe également le dimanche matin( sauf relâche comme aujourd'hui), le marmot habitant au bout de l'île, adore faire un tour de manège,  s'adonner à la pêche à la ligne,  prendre son vélo et me faire courir derrière (l'innocence?, pardon ce mot ne convient pas à leur égard). De retour au logis, il prend son bain ( dans un premier temps il refuse d'y aller mais une fois convaincu, impossible de l'en déloger), dîne
( pâtes-jambon, poissons panés-haricots verts, pizzas) il n'est pas trop exigeant, tant mieux je ne me prétends pas cordon bleu), me malmène aux jeux de société.

Le coucher? Une phase de négociation, car si sa maman m'accorde la permission de 22 heures, la réalité nécessite  une grande souplesse. Il ne veut  pas que je lui lise les merveilleux ouvrages dénichés chez ma grand-mère ( les autres gosses en sont pourtant friands). Alors je le laisse jouer, à partir de quel moment perd-on ce plaisir ludique sans tâche, pas encore pathologique? Une fois au lit, n'importe quel prétexte permet de glaner quelques précieuses minutes. Certains en sont de vrais spécialistes, le coup de la valse-hésitation autour de la lumière du couloir( éteinte ou non?), la fenêtre (ouverte ou fermée), tenter de se rendre plusieurs fois aux toilettes, raté, je veille.  Tester votre autorité par le biais du chantage (je dirai à maman que tu m'as fait faire de bêtises, et  en plus retors, que tu m'as tapé, dans ce cas prévenir la maman pour d'éviter des complications ), pousser des pleurs dans les aigus, autre démarche, ne jamais cesser de parler, la curiosité toujours en éveil. Pour mémoire, les paroles de Ne me quitte pas, Oublier ces heures/ Qui tuaient parfois/ A coups de pourquoi. Avec ses pourquoi incessants, un enfant m'a fait perdre patience.


A un moment donné, je suis obligé de hausser la voix tant la situation devient ubuesque. Samedi soir,  après une partie de mémo, il pleure sans coup férir à cause d'une écharde glissée dans sa menotte. Problème, je ne vois pas l'ennemi, si j'avais la panoplie logistique des Experts, je pourrais feindre un bobo. Là, rien, je lui  martèle que je ne vais pas le charcuter au hasard et sans justification. Il n'en démord pas et les larmes se déversent, on frise le dégât des eaux.
Je l'installe dans l'escalier pour qu'il se calme mais rien n'y fait. Je le monte finalement dans sa chambre. Le concert durera quinze minutes, la douleur disparaissant comme par enchantement. j'ai mis cet épisode sur le compte de la fatigue. Ouf, il s'est endormi avant 23h. Le calme après la tempête ? Non, pas tout à fait, j'ai omis de parler de l'existence des deux chatons qui lui tiennent compagnie. Ceux-ci entament leur quart d'heure de folie. Je parviens enfin à les attraper et à les éloigner. Du cat-sitting, on aura tout vu !



Ce n'est pas une cabale ! C'est une manière de prendre du recul avec humour,  exagération, avec une pointe de mauvaise foi. S'ils devaient me juger, ils auraient eux aussi des reproches, légitimes, à m'adresser. Il existe de bons moments (j'ai gardé deux petites filles, elles dormaient à mon arrivée, et ce jusqu'à mon départ), les rires partagés, les jeux en commun, cette immersion dans l'enfance, l'étude de leurs faits et gestes ( notamment leur incroyable précocité, leur grande intelligence.)...


Au fond, j'aime bien le baby-sitting, la preuve, je poursuis ces (més) aventures jusqu'à la fin du mois.

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