Avec ce blog, je souhaite partager mes coups de cœur (cinéma, littérature, musique...) et mes textes (poèmes, paroles de chansons, chroniques...) Au plaisir d'échanger avec vous.
Dans un tourbillon de chansons
Demain, c'est loin/ Pas envie de se projeter car on sait trop bien que dans la vie ça va ça vient/ C'est comme ça, le vent nous portera, c'est extra/ Puis parfois on s'imaginera le lundi au soleil et pour tout réveil on aura droit au contraire à la symphonie des éclairs/ Les ça plane pour moi ne surgiront qu'après de très nombreux et tumultueux combats/ Il convient jusqu'à la fin de rester un homme debout ne succombant pas aux dérives de l'homme pressé qui veut tout acheter, tout régenter, tout dominer/ Quelqu'un m'a dit que dans l'existence il fallait avancer dans le dédale telle une foule sentimentale, parmi les conseils prônés je cite : savoir aimer, tomber la chemise, ne retiens pas tes larmes quand le quotidien un brin te désarme/ C'est devenu ma philosophie/ Bien sûr, rien n'est jamais acquis du berceau au tombeau, pas à l'abri au milieu de la nuit de se demander si vraiment on ira tous au paradis/ Heureusement le lendemain changement de refrain, on tient juste à déjeuner en paix, mais impuissant le présent, l'astre déclinant, devant nos résurgences, nos turbulences, en réalisant humblement qu'hier encore à tort on se vantait d'être éternel, hors du temps, hors-saison/ Il est pourtant si ancien et désolant le fameux il venait d'avoir 18 ans/ Aux oubliettes les allô maman bobo/ On est fatalement sous la coupe des questionnements, de la série des et maintenant que vais je faire ?/ On se rassure en affirmant qu'on a la peau dure/ Il faut du zen, du sang-froid dans les veines/ Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve serait commettre il est vrai la boulette/ Ce serait ne plus avoir la chance de t'admirer en s'exclamant qu'est-ce que t'es belle !/ Ce serait admettre et reconnaître que je n'ai plus besoin de personne pour faire tourner tous les moulins de mon cœur/ Au contraire, en ta compagnie j'atteins le firmament, j't'emmène au vent/ Sans renier ce que nous estimons comme nos plus belles années, on avance désormais plus unis que jamais/ J'irai où tu iras car un point c'est toi/ Voilà, on s'oubliera avec felicità le temps d'un week-end à Rome/ On refusera la vie par procuration ,férocement et obstinément maîtres de nos décisions/ Y a d'la joie, casser la voix, infuseront à l'horizon les fantaisistes équilibristes à qui rien ne résiste/ Entre nous, j'envoie valser le protocole, les conventions/ Devant ton âme d'artiste, j'ai l'impression d'être semblable à la groupie du pianiste/ Évidemment, douce France, quand je me perds dans mes pensées face à la mer le sourire se dessine à l'évocation de ma plus belle histoire d'amour/ C'est malin ce crachin en souterrain qui perturbe ce moment souverain/ Grandie l'inquiétude pernicieuse que nous ne soyons finalement pas nés sous la même étoile/ Que l'un de nous mette les voiles/
Evincée, décontenancée la sensualité/ Place à la dernière séance, ainsi résonne et s'abandonne le dernier jour du disco/ Qui de nous deux chassera l'autre ?/ Qui dira à son conjoint bouge de là ?! / A qui les lauriers décernés de la mauvaise réputation, de la piètre composition? / Qui tombera et s'enlisera dans le pathétique en sacrifiant toute dignité à coup de répétitifs et plaintifs ne me quitte pas ? / Je déraille à envisager le pire, la seule trouvaille qui m'aille pour justifier cette pagaille c'est que j'ai attrapé un coup de soleil/ Jolie nana, une super nana, je suis un homme heureux ma foi/ S'est éteinte la crainte, l'heure de s'appesantir à réfléchir à comment te dire adieu/ Qu'aucun de nous n'imitera Gainsbourg et son déchirant je suis venu te dire que je m'en vais/ Non personne n'en a trop fait ou pas assez/ Ma liberté, ma volonté, c'est de continuer à m'enthousiasmer à tes côtés, de ne pas m'ennuyer en ta compagnie à manger au ciné du popcorn salé/ Une nuit, j'ai repensé à cette année-là, celle de notre rencontre dans la boîte de jazz/ Avant toi, j'ai oublié de vivre, je m'en aperçois seulement maintenant et ça me laisse coi/ Sans contrefaçon, je suis né quelque part à l'amorce de notre histoire, là que j 'y ai puisé des forces/ Et bam !, j'ai cessé de seriner que la vie ne m'apprend rien/ De me sentir tout seul au monde, comme dans les paroles les uns contre les autres de Starmania/ Oui je m'incline, dans ma poitrine la grenade bat la chamade/ J'ai un problème, je sens bien que je t'aime/ Des décennies d'allitérations d'émotions ont défilé sans prêter attention au temps en suspension /Le jour s'est levé dans mon jardin d'hiver/ Si je rêve toujours de New York avec toi, je suis convaincu que la vie en rose n'a décidément pas besoin de grand chose pour son osmose/ Dès que le vent soufflera on repartira en bateau comme l'entonnait Renaud/ Las, mais t'es pas là, mais t'es où ?/ SOS d'un terrien en détresse, je le confesse, ma mémoire est odieusement et sournoisement capricieuse /
Bien que nébuleuse, elle diffuse encore de rares choses précieuses/ Ainsi miraculeusement avec le temps, tant de mélodies tapies à l'intérieur s'évadent pour célébrer et encenser notre cher et tendre amour, en dépit de ton absence/ Fais-moi confiance France, tu demeureras ma référence, ma préférence à moi.
Nicola