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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 14:53

 

Séries en folie

 

Il est Dingue de toi  Mon oncle Charlie

Vous imaginant Parents à tout prix,

Mariés, deux enfants dans très peu de temps.

Aurait-il des dons de Médium l'ancien stagiaire A la Maison Blanche?

Et toi, Madame est servie, serais-tu nostalgique de La petite maison dans la prairie,

A la tête d'Une famille formidable en sortie le dimanche?

Ou bien est-ce Mission impossible mon amie?

 

Bien sûr, l'idéal serait d'avoir Un gars, une fille.

Avec hélas son lot de problèmes quand ils atteindront l'Age Sensible ma foi.

Angela, 15 ans, à qui il faudra répéter Fais pas ci Fais pas ça

Avec véhémence.

Sous peine de l'accompagner aux Urgences.

Et ton aîné, Sydney,

A qui en 24 heures chrono il pourra tout arriver.

Jusqu'Au nom de la loi je vous arrête.

 

Tu te croiras en plein cauchemar, Rachel.

Aux frontières du réel, le regard hagard.

Tel Le Prisonnier d'une vie étriquée.

Sans les pouvoirs de Ma sorcière bien aimée.

Désolé d'avoir tant noirci le tableau.

Alors que le meilleur est à venir, promis.

Allez, Les Experts , je vous sers un Magnum.

Santé, Amicalement vôtre, rêvons à La vie de famille sans pensum.

 

l'affaire

 

 

 

 

 

 

Par dundee
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 11:08

 

 

 The Artist  est un bon film, remarquable non, intéressant oui .  Intéressant car il apparaît tellement anachronique. Un film intégralement muet (à quelques scènes près) à l'ère du 3D, de la motion capture, il faut se pincer pour le croire. Chapeau à Michel Hazanavicius et à son producteur Thomas Langmann, et bien entendu aux acteurs ( principalement Dujardin et Béjo qui confirment tout le bien que je pense d'eux), sans oublier le chien qui est incroyable, pour s'être lancés dans une pareille aventure. Evidemment, les bonnes intentions ne garantissent pas la qualité de l'entreprise.  Heureusement, le metteur en scène maîtrise son sujet, la romance, qui revisite Une étoile est née, est subtile, tout en retenue, avec des preuves d'amour de la part de la jeune Peppy envers George Valentin, star  puis vedette déchue à l'arrivée du parlant. Hollywood, 1927-1933 : descente aux enfers et tentatives de reconquêtes.

 

 

Ce film est surtout intéressant par le regard qu'il pose sur le cinéma, sur la célébrité. Ce côté nostalgique, ce retour aux sources est séduisant. Franchement, ça sera peut-être l'unique expérience, se retrouver dans une grande salle devant un film muet contemporain seulement accompagné par la musique, c'est déjà agréable et insolite. Surtout que l'on ne s'ennuie pas. Alors revenir à la fin de l'époque du muet, et de la révolution du parlant, c'est notamment le prétexte pour s'interroger sur l'existence du 7eme art. Cette petite madeleine signifie : et maintenant où va-t-on?  Entre hommage et innovation, comment se renouveler ?

 

Outre Une étoile est née,  j'ai entrevu des allusions au couple Fred Astaire-Ginger Rogers ( la première chorégraphie, les deux personnages séparés par un écran, est lumineuse), à Boulevard du Crépuscule (et le rôle tenu par Gloria Swanson) ... En ce qui concerne la célébrité et son caractère volatil (de l'arrogance du jeune premier  à l'anonymat détestable), les représentations sont saisissantes. Une est à retenir tant elle est frappante :  l'image à l'effigie de George Vantin piétinée par les pas de la foule indifférente. Elle illustre le destin de nombreuses carrières brisées à cette période (  à l'instar de celle de Buster Keaton ).

 

 

Plus de 400 000  spectateurs en première semaine, le succès est au rendez-vous pour un projet si particulier. Atteindre le million d'entrées est plus qu'envisageable. Les Oscars, après le festival de Cannes, pourraient accentuer le phénomène en dehors de nos frontières. De-là à ce qu'Hollywood exploite ensuite le filon ? On ne sait jamais mais j'en doute. De toute manière, mieux vaut une démarche isolée, sincère et personnelle, que des projets opportunistes. Si The Artist ne doit avoir qu'un mérite, c'est celui de  rappeler que le cinéma  puise ses origines dans le muet. C'est au coeur de ce patrimoine que s'inscrivent (doivent s'inscrire) toutes les évolutions. Entre hommages et transgressions, sans oublier l'essentiel : le plaisir du jeu, l'émotion universelle.

 

Par dundee
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 10:28

 

La participation des 6e et 5e à un prix manga m'a permis de commencer à combler mes grosses lacunes en ce domaine. Parmi les quatre titres proposés : Rinne, Nanja Monja, Bakuman, Le chien gardien d'étoiles, j'ai vraiment apprécié les deux derniers. Bakuman, le récit de deux adolescents qui souhaitent publier leur premier manga, est prenant au coeur d'un monde qui m'est inconnu, ça donne envie de lire la suite. Le chien gardien d'étoiles est mon préféré, belle histoire d'amour entre un maître et son chien,  avec un beau graphisme. Par ailleurs, je me suis plongé dans le début de la série Une sacrée mamie, très prisée par les collégiens. le premier tome ne m'a pas déçu. C'est la vision du Japon à la fin des années 1950,  à travers la vie rude à la campagne, dépeinte sans misérabilisme, une grand-mère d'apparence peu amène qui cache des trésors de sagesse et de savoir-faire, un petit-fils fantasque qui apprend peu à peu la valeur des choses.  Autre univers, celui des VIkings, avec Vinland Saga, les combats sont dantesques, la vengeance du héros joue sur des ressorts classiques et efficaces. Je déplore néanmoins quelques approximations historiques.

 

 

 

Du côté des romans, j'ai enfin été conquis par le style de Marie-Aude Murail, jusque-là c'était sa soeur, sous le pseudo de Moka, qui m'avait ravi. Après deux premiers essais qui m'avaient bien déçu : Vive la République, Baby-sitter blues,  j'allais négliger ses autres publications tant je n'accrochais pas à son écriture, à ses intrigues. Et là, miracle, avec Oh, boy !, tous les griefs s'estompent . Avec la fratrie Morlevent, Siméon( 14 ans), Morgane(8 ans), Venise( 5 ans), et leur quête désespérée pour être adoptée après le décès de leur mère, tout se succède à un train d'enfer. Il y a des dialogues percutants, de l'humour, de l'ironie, du cynisme, des personnages très distincts, certains bien décalés, des situations poignantes ( notamment avec Siméon) des formules bien senties ( le fameux leitmotiv Oh, boy en particulier) et une fin sans artifice. Reste à confirmer ce retour en grâce avec d'autres aventures.

 

" - J'aime que Baaaart !

- Ouais, OK, tu es folle de moi, dit Barthélémy en la secouant par le bras. Mais si tu n'arrêtes pas ton klaxon, je te défenestre !"

 

 Marie-Aude Murail, Oh, boy !

 

Par dundee
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 15:58

 

6- Twin Peaks

David Lych a réalisé un ovni. Soap-opéra, fantastique, policier, ce mélange des genres a surpris tout le monde. C'est simplement génial et captivant. Le seul problème c'est que la machine a fini par s'enrayer, l'identité du meurtrier de Laura Palmer étant secondaire, la fin de la série a  alors viré au grand n'importe quoi. Revoir donc la première saison et  ce générique toujours aussi puissant.

 

 

7- Age sensible

La seule création française de la liste, mais quelle réussite. Je lui avais par ailleurs consacré un article. Je trouve simplement cette production intelligente, mature, profonde sur la ville d'étudiants en cité universitaire. Dommage que le public n'ait pas suivi.

 

 

8- Docteur House

J'avoue, j'ai arrêté après cinq saisons, envie d'autre chose. Mais auparavant, que ce soient les cas médicaux singuliers traités, la construction des épisodes, la vie du groupe de médecins, et surtout l'arrogant, cynique et génial House, campé magistralement par Hugh Laurie, ont apporté de la fraîcheur à un genre qui commençait à s'user.

 

9- Scrubs

Pour le mélange de l'absurde et du sérieux, ce côté cartoon assumé, ces personnages complètement cinglés, ce ton caustique et grave à la fois. La mécanique a tenu pas mal d'années, puis s'est enrayée. L'ultime saison n'avait vraiment pas lieu d'être. Mais elle a constitué pendant longtemps une belle parodie à Urgences, une alternative salutaire.

 

10- Columbo

 

Pour sa longévité, sans parvenir à m'ennuyer, pour la qualité des intrigues et  en premier lieu pour le lieutenant Columbo (interprété par feu Peter Falk). En tant que passionné des romans d'Agatha Christie, je me suis toujours demandé comment Hercule Poirot pourrait ne pas être dénaturé à l'écran. Si Columbo n'est pas imbu de lui-même comme le détective belge, et pas soigné, euphémisme, comme ce dernier, il est néanmoins pour moi l'une des plus ressemblantes incarnations de ce modèle.  Celui que personne ne prend au sérieux, celui que le meutrier imagine duper aisément, celui, qui de par son intelligence implacable, aura toujours le dernier mot : celui de la vérité.

 

 

Et vous, quelles sont vos dix séries préférées ?

Par dundee
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 15:17

Evidemment,  je n'ai pas pu suivre certaines séries actuelles, donc le classement pourrait évoluer, sauf pour la première place. Je vais quand même lister mes dix séries préférées. Les cinq premières dans ce billet, les cinq dernières dans un autre

 

 

1- Friends

Il y a forcément une série que l'on préfère, qui nous colle à la peau plus que toutes les autres. Pour moi, c'est Friends. Ce n'était pourtant pas gagné la première fois. Il faut dire qu'en commençant avec les épisodes spéciaux de la saison 2, période Superbowl, j'ai pu constater que ces derniers ne témoignent en rien de la qualité de la sitcom. Et j'ai failli ne pas poursuivre. Si je devais avoir un regret, ce serait celui d'avoir dû d'abord visionner les épisodes en VF. Et d'avoir longtems ignoré les incroyables envolées de Phoebe et l'argot  américain, aseptisé par la traduction française. Bref, après l'indifférence, j'y suis revenu au Central Perk des six amis new-yorkais immatures. Ils ne m'ont plus quitté. Bien sûr, dix saisons impliquent une érosion, de l'audience et de la qualité du programme (il suffirait de relever les incohérences scénaristiques). En effet, la série a piqué du nez à partir de la sixième saison. Certes, il y a eu quelques sursauts, mais loin de retrouver la splendeur des quatre ( voire la cinquième à un degré moindre) premières saisons, symboles de l'équilibre entre humour et mélancolie, légèreté et gravité, le tout mené à un train d'enfer (dont l'excellent épisode de la saison 3, Celui qui a survécu au lendemain est l'archétype).

 

Bien entendu, ces héros pouvaient parfois me taper sur les nerfs de par leus travers, leurs trains de vie insensés, mais jamais ils ne me laissaient indifférents. Ce n'était pas seulement une belle mécanique, c'était un rendez-vous, à l'épilogue réussi, une réflexion sur la difficulté à devenir adulte dans nos sociétés modernes. Je n'ai jamais (re) trouvé ça avec Seinfeld (qui me laisse de marbre), How I met Your mother (qui par moments pourtant s'en approche)...

 

2-New-York Police Blues

 

Novatrice, réaliste, rythmée, personnages complexes, description pointue de la jungle urbaine new-yorkaise, je reprocherai juste le caractère mélodramatique qu'a pu prendre la série, le summum étant atteint lors de la saison 6, et les trop nombreux changements d'équipiers pour Andy Sipowicz.

 

3- Mad Men

Il faudrait voir d'autres saisons, mais déjà les deux premières vues font preuve d'une élégance rare. C'est une plongée étourdissante dans l'Amérique des années 1960 et du monde de la publicité. Il faut dépasser le rythme assez lent, mais ce portrait au vitriol de la société de l'époque, avec sa galerie de personnages fouillés, et la confrontation de la petite et grande histoire, sans compter le formidable générique,  font de l'ensemble un régal.

 

4- Lost

 

Six saisons, j'ai failli décrocher, surtout avec la deuxième. Mais le final m'a satisfait, les créateurs ont su parfaitement mélanger les genres, frôlant parfois l'indigestion. Les aventures sur l'île ont redonné un souffle à la notion de mystère, redonnant du crédit aux séries d'aventures.Peu importe les questions sans réponses, le voyage était prenant, surprenant, original.

 

5- Angela, 15 ans

 

Une seule saison mais quelle claque ! Une fois dépassé le début poussif, cette série pour adolescents a révolutionné le genre (la voix off d'Angela traduisant  ses pensées secrètes, la sobriété des épisodes, les personnages d'ados enfin réalistes, les thèmes abordés). Et Claire Danes n'a jamais été aussi grande qu'à cette époque.

Par dundee
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