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Avec ce blog, je souhaite partager mes coups de cœur (cinéma, littérature, musique...) et mes textes (poèmes, paroles de chansons, chroniques...) Au plaisir d'échanger avec vous.

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Et si nous parlions théâtre et musique

 

 

En un an, j'ai assisté à deux pièces. Ce qui n'est pas si mal dans la mesure où ma culture théâtrale est famélique.  Je n'ai plus de réticences à aller en voir, je commence à y prendre du plaisir. Dans un précédent billet, j'avais signalé la qualité de la représentation Des fleurs pour Algernon. A présent, j'aborde mon coup de coeur : l'hilarant Thé à la menthe ou t'es citron?. Une création que nous devons à  Patrick Haudecoeur et  Danielle Navarro-Haudecoeur, au début des années 1990 et reprise en 2011 avec une nouvelle mise en scène. Comment qualifier cette mise en abîmes, la dernière répétition d'une troupe de théâtre avant la représentation? Jubilatoire, d'une force comique de tous les instants, à l'interprétation irréprochable, j'en avais les larmes aux yeux à de multiples reprises. Cette description de bras cassés : du jeune premier( fils du producteur) à la ramasse, au comédien mégalomane sans panache en quête d'un éternel retour, au régisseur envahissant, à l'éclairagiste incompétent, à la comédienne principale sur le point de craquer, au metteur en scène aux suggestions farfelues et vagues, tout annonce la catastrophe. Cela me rappelle l'excellent film Ça tourne à Manhattan, où le tournage se transformait en véritable chaos. Tout est millimétré, dynamique pendant 1h30, comique de situation, comique de mots, comique de gestes, sous le regard complice du public. Pas le temps de penser à autre chose, prendre simplement le temps de rire et  en sortir rasséréné.

 

 

 

Parlons un peu musique. Je viens d'écouter le nouveau disque de Maxime Le Forestier, Le cadeau. Un opus inégal qui m'a assez souvent ennuyé dans le propos comme dans le son, heureusement deux-trois morceaux retiennent l'attention parmi les dix titres : Le p'tit air- Les coups- Impasse des oiseaux. Bien sûr que l'artiste a à son actif une myriade de succès et d'albums de qualité, mais inlassablement (malgré moi) j'en reviens  à Mon frère, oeuvre magnifique, chef-d'oeuvre discographique de son répertoire, où toutes les chansons sont des pépites, album de chevet pour moi, au même titre que Pet Sounds des Beach Boys ou Grace de Jeff Buckley, Mon frère enfin l'une de mes chansons préférées.

 

Parmi les bonnes surprises se trouvent Alizée et Alex Baupain. La première, avec son disque intitulé 5, arrive pour la première fois à ne pas m'insupporter. D'accord rien de renversant j'en conviens, mais une entreprise efficace, bien orchestrée sous forme d'un retour aux sons des années 1960 (assez à la mode, comme l'atteste la production entraînante du groupe Granville). C'est élégant, les textes bien ficelés, la voix charmante, les mélodies accrocheuses, à l'image  de A cause de l'automne (hormis cette dernière , je citerai- Je veux bien-Dans mon sac). Concernant Alex Baupain, je n'attendais rien, ses chansons dans les films de Christophe Honoré s'écoutaient sans rechigner, mais sans me marquer véritablement. Cette fois,avec Après moi le déluge, l'ensemble perd son côté précieux-suranné agaçant, se fait plus direct, avec une voix mieux mise en valeur, des chroniques sur l'amour plus accrocheuses autant au niveau des paroles que des mélodies (mes préférées : Après moi le déluge- Je peux aimer pour deux- Ça m'amuse plus).

 

Un petit mot sur l'album BBC Sessions de Led Zeppelin qui fait vraiment du bien tant son énergie et sa puissance sont communicatives. Je conclurai par le bijou proposé par Asaf Avidan : Different pulses. Je ne suis pas original,  mouton de Panurge de la presse spécialisée qui porte aux nues l'auteur-compositeur-interprète israélien, que je ne connaissais pas il y a trois mois, que ce soit avec son ancien groupe ou en solo. J'assume ce choix, ce plébiscite se justifie amplement. Une claque, un voyage hallucinant guidé par une voix envoûtante et paranormale, au départ l'interrogation à l'écoute de cette voix rauque : est-ce un homme ou bien une femme? Si sa voix pourra, je peux le comprendre, à la longue en irriter certains, les autres se réjouiront car au-delà de la voix stratosphérique (qui par sa singularité et sa grâce me rappellent celle du chanteur d'Antony and The Johnsons), la musique est imparable et profonde. Ce qui selon moi en fait  déjà une oeuvre culte !

 

 

 

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