Avec ce blog, je souhaite partager mes coups de cœur (cinéma, littérature, musique...) et mes textes (poèmes, paroles de chansons, chroniques...) Au plaisir d'échanger avec vous.
Après le match nul en ouverture entre l'Afrique du Sud et le Mexique, un succès français aurait entrouvert le chemin des huitièmes de finale. Pour cela il aurait fallait plus d'audace, de percussion, et pas seulement dans les dernières minutes en supériorité numérique. La surprise du chef qui n'en est pas tout à fait une au regard de ses entrées tonitruantes, la titularisation de Diaby, et un retour au 4-2-3-1 pour contrer le 4-4-2 de l'Uruguay. Au cours de cette partie, la défense a rassuré, la Céleste ne se créant que deux sérieuses occasions par l'intermédiaire de Forlan, la seule menace sérieuse offensivement. La partie s'annonçait âpre et disputée, prédiction avérée avec sept avertissements et un rouge.
Parmi les satisfactions, mentions décernées à Diaby pour sa puissance et son abattage, à l'engagement au milieu avec un Toulalan qui ne lâchait rien et qui a bien failli se faire expulser. J'ai trouvé Evra assez en verve, Lloris a fait le métier en domptant ce ballon aux trajectoires capricieuses qui n'a pas fini de faire jaser. Par contre le côté droit a été une nouvelle fois peu exploité, certes Govou ne rechigne pas aux tâches défensives, mais il n'apporte rien devant, ça me rappelle Malouda à l'Euro. Ribéry a été inconstant, la dernière passe, la qualité des centres est sérieusement à revoir de la part des Tricolores. Quant à Anelka, il erre toujours comme une âme en peine, un coup je repique au centre, un coup je fais une déviation, franchement ce poste ne lui convient pas, il serait tant d'y remédier. Pas assez de créativité, d'allant, symbolisé par un Gourcuff fantomatique, malgré une technique indéniable, qui ne pèse pas dans le jeu et s'en remet aux coups de pied arrêtés qu'il tire remarquablement, comme l'atteste sa frappe qui a manqué se loger dans la lucarne. Oui il y a du mieux dans l'engagement, dans l'effort collectif. Pourtant contre le Mexique ce manque de décalage, de débordement, d'ouverture, de réalisme pourrait coûter cher car l'équipe de Rafael Marquez jouera la gagne, contrairement à la Céleste qui à la fin du match savourait ce partage des points au goût de victoire auquel elle aspirait.
La France aux deux visages, un côté pile, un côté face. Les plus optimistes établiront un parallèle avec la rencontre stérile du premier match en 2006 jusqu'à la montée en régime aussi réjouissante qu'inespérée. Les autres rétorqueront que cette impuissance manifeste rappelle l'entrée désastreuse lors du dernier Euro et la débandade qui s'ensuivit. Je n'ai pas encore d'avis tranché. D'un côté, j'attends le déclic, le coup de génie qui débloquerait les Bleus. De l'autre, j'ai peur que les joueurs aient montré ce soir leurs limites. J'ose à peine imaginer le dernier match contre l'Afrique du Sud, portée par son public, si la France ne possède pas quatre points dans son escarcelle.
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" Si j'avais du talent, on m'imiterait. Si l'on m'imitait, je deviendrais à la mode. Si je devenais à la mode, je passerais bientôt de mode. Donc, il vaut mieux que je n'aie pas de talent " Jules Renard