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Avec ce blog, je souhaite partager mes coups de cœur (cinéma, littérature, musique...) et mes textes (poèmes, paroles de chansons, chroniques...) Au plaisir d'échanger avec vous.

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L'importance des séries

Je me sens parfois perdu devant la multitude des séries proposées, des kyrielles de plateformes. Je me raisonne en limitant ma période d'écran car j'ai aussi envie de prendre du temps pour lire et écrire. J'ai pourtant eu besoin depuis quelques semaines de me laisser happer par les sitcoms, bulle de protection devant l'actualité médiatique anxiogène et dramatique.  Comme j'ai parfois du mal à me plonger dans l'œuvre du moment, il m'arrive de me tourner vers des productions dites classiques. C'est ainsi que j'ai voulu donner une seconde chance à Seinfeld, qui m'avait laissé de marbre auparavant. Peut-être est-ce le fait de l'avoir désormais vu en VO, peut-être le fait d'avoir un regard différent vingt ans après le visionnage de quelques épisodes mais cette fois j'ai enfin pleinement accroché et adhéré. Seinfeld est la sitcom la plus drôle que j'ai eu la chance de découvrir, elle va parfois très loin, quelques stéréotypes ne passeraient plus aujourd'hui, mais sa liberté de taper sur tout le monde, d'exposer les moindres futilités, obsessions et mesquineries de son quatuor est un régal (sans compter une galerie de seconds rôles hilarants), ainsi que celui de ne pas céder au politiquement correct et de ne pas faire grandir (humainement) ses personnages. C'est pourquoi, à la fin polémique à l'époque (qui insuffle de la morale) l'introduction d'une ou deux scènes supplémentaires avec un bond dans le temps aurait pu enfoncer le clou : celui de personnages qui n'apprendront jamais de leurs erreurs et ne feront jamais preuve d'empathie et de compassion (miroir déformant des années 1990 et plus qu'actuel). Cette sitcom est donc la plus drôle pour moi mais elle n'est pas devenue ma préférée car si je regarderai avec un plaisir évident quelques épisodes dans quelques mois, il ne me sera pas possible d'en faire plus. Au contraire de Friends, dont la mort de Matthew Perry, inoubliable dans le rôle de Chandler, rappelle qu'elle était bien plus qu'une série. C'était un rendez-vous chargé de rires et d'émotions, aux thématiques sociétales importantes, aux personnages attachants, dont la fin remue encore le coeur.  Les séries peuvent de temps en temps créer un manque, un vide, un déchirement, comme une part de nous qui s'en va. Merci Matthew Perry, merci Chandler, merci Friends pour ces dix saisons, merci pour cette présence rassurante que l'on aime retrouver au gré des évènements de la vie.

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