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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 21:33

 

L'omelette au sucre,  pour la recette faudra lire le roman, de Jean-Philippe Arrou-Vignod, dépeint l'univers d'une famille à Cherbourg en 1967-1968. Cinq  enfants : cinq garçons, de deux à dix ans, tous prénommés Jean, plus exactement Jean-A, Jean-B, Jean-C, Jean-D, Jean-E pour ne pas y perdre son latin. Et surprise, bientôt l'arrivée d'un nouvel enfant ! Alors  une fille ou un garçon? J'ai apprécié ce portrait de cette famille loufoque, un père qui a la main parfois un peu lourde et paraît vite débordé par les situations, une mère qui fait le tampon, une fratrie espiègle et survoltée. Le récit est pour ainsi dire composé de saynètes, de courts sketchs, de mésaventures  : les vacances à la montagne, l'arrivée d'un animal, l'épisode mai 68... C'est drôle, rythmé, les dialogues font mouche. J'en veux encore.

 

Les Visages, de Jesse Kellerman. Couvert de louanges depuis sa sortie, ce qui suggérait  beaucoup d'attentes de ma part. D'où pendant plusieurs pages un certain malentendu, une petite incompréhension qui me gagne.

En effet, ce n'est pas le thriller attendu. Le récit joue sur deux époques : le présent  avec Ethan Muller marchand d'art, qui découvre des dessins mystérieux (cf le titre du roman) qui font décoller sa carrière, sauf que ces visages ressemblent à ceux d'enfants disparus,  et s'improvise enquêteur pour retrouver le fameux génie ( détraqué), voilà pour le côté policier.

Le passé avec la description d'une dynastie familiale : de l'arrivée en Amérique plusieurs décennies auparavant jusqu'à l'époque actuelle, avec son lot de rancoeurs, de tabous, de drames.

Est- ce un grand roman ? Franchement, je n'arrive pas  à répondre cette question, je suis partagé. SI   les deux axes finissent bien par se rejoindre et donnent  au final une cohérence évidente à l'ensemble, je préfère la partie centrée sur la famille, plus puissante selon moi. Par ailleurs, le style m'a parfois dérouté.

 

L'art se nourrit de la souffrance, en tout génie sommeille un détraqué, chaque personne paye le tribut de ses origines, de son environnement , telle pourrait être la  synthèse de  cette oeuvre particulière qui réussit malgré tout à ne pas laisser indifférent.

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Published by dundee
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